Le château de Linderhof



Le roi Louis II de Bavière (1845-1886), fils du roi bavarois Maximilien II, monta sur le trône à l'age de 18 ans. La vie excentrique de ce roi beau et solitaire et l'intense activité architecturale à laquelle il s'adonna avec passion, le firent passer à la postérité sous le nom de "roi féérique".
Voici un tableau représentant le roi à l'âge de 20 ans, peint par Ferdinand Piloty en 1865.



Ce chateau est sur un circuit de plusieurs kilomètres à travers des parcs, des forêts, des chemins caillouteux...
Il monte et il descend en pentes plus ou moins raides... Les dernières montées ont été très difficile pour moi. J'ai vraiment cru y mourir car malgré tous mes kilos (24 kg à ce jour) en moins le souffle et la respiration n'y était plus, sans parler des douleurs aigues dans les mollets... Mais boostée par Sandrine et tirée par Philippe, j'ai vaincu mes douleurs...

Je vous montre un plan du circuit :

Je vous ai mis des numéros pour que vous puissiez suivre le circuit que nous avons fait pour la visite du parc et des monuments...
Nous sommes arrivés en 0 au parking... puis nous sommes allés au 7 pour y acheter les billets... (rien n'indique que c'est l'endroit pour acheter les billets et qu'il n'y en a pas d'autres ailleurs.)
Je viens de me rendre compte que j'ai oublié un numéro mais comme nous n'y sommes pas allés car nous n'avons fait que passer devant,  je l'avais oublié. Il s'agit du pavillon marocain.
Nous avons donc suivi les chemins orangés... en passant devant le buste de Louis II, le pavillon marocain, le lac des cygnes et la maisonnette du roi sans nous arrêter...

le lac des cygnes sans cygne


Ce pavillon marocain a été conçu en 1878 pour représenter le Maroc à l'exposition universelle de Paris et fut acheté la même année sur ordre du roi Louis II et dressé en dehors du parc de Linderhof.

le pavillon marocain (vue extérieur)

Afin de satisfaire aux exigences du roi, l'intérieur en fut aménagé de façon somptueuse, dans un style oriental, alors très à la mode.

le pavillon marocain (vue intérieur)

C'est le seul ouvrage architectural de Louis II véritablement importé d'orient.

Nous continuons d'avancer, le chemin est facile pour la marche malgré que cela monte légèrement...

Les jardins nous apparaissent en laissant voir le chateau derrière la haie

Nous arrivons ensuite au chateau (1)
magnifique demeure blanche. dit aussi "Villa Royale",

gros plan de la façade

construit entre 1870 et 1878 d'après les plans de Georg Dollmann, avec terrasses et bassin.

vue d'ensemble du coté nord


La fontaine, dont l'eau monte à une hauteur de 30 mètres s'élance d'un groupe de sculptures doré autour de la déesse Flore.

la fontaine

 
Le roi Louis II choisit pour y faire construire le chateau de Linderhof (1), un paysage de montagne austère dans la solitude de la vallée de Graswang.

Le roi qui aimait vivre retiré du monde, fit ériger la "villa royale" sous la direction de son architecte Georg Dollmann comme un monument de la royauté absolue et en fit un refuge privé, un lieu de retraite, et non pas un lieu de représentation. Linderhoff fut le seul chateau dont la construction fut achevée du vivant du roi. Il demeura son lieu de résidence préféré jusqu'à sa mort tragique dans le lac de Starnberg le 13 juin 1886.
L'intérieur du chateau est constitué de deux étages. Le rez-de-chaussée réservé aux serviteurs, était destiné juste pour  les toilettes du roi.
Nous entrons directement dans un vestibule par un portail flanqué de colonnes hermétiques. Au centre de la pièce, entourée de colonnes de marbre rouge et de pilastres, se dresse sur un socle de marbre noir, la statue équestre en bronze du roi français Louis XIV, une réplique de celle réalisée par François Girardon pour la place Vendôme à Paris et qui fut détruite pendant la révolution française.

Au delà des attaches personnelles (Louis XIV fut le parrain de Louis I, le grand-père et parrain de Louis II) Louis II voyait dans la personne du Roi Soleil une incarnation parfaite de la royauté absolue et toute-puissante, dont il se considérait toujours comme le successeur spirituel.

Un escalier double mène dans les appartements à l'étage.
En arrivant sur le pallier, il y a deux portes. Sur celle de droite, nous entrons découvrir les appartements qui se succèdent en une alternance rythmée des formes : rectangulaires, en fer à cheval, en ovale, et sont caractérisées par un dégradé des couleurs. Les pièces sont toutes aménagées avec une somptuosité qui frise l'excès.

La chambre des Gobelins-ouest, dite aussi chambre de musique, se caractérise par la polychromie des peintures murales et des revêtements des sièges. Les tableaux dont la peinture évoque le tissé des tapisseries sont enchâssés dans des boiseries dorées. Ils représentent des scènes pastorales et de la société du monde rococo, tout comme les housses des sièges, confectionnées dans les ateliers de la manufacture des Gobelins à Paris.


(pas de photo pour l'instant)



Auprès de l'instrument de musique richement orné (datant du 19ème siècle) se dresse un paon grandeur nature en porcelaine de Sèvres peinte.
L'oiseau, fier et timide, était avec le cygne, l'animal préféré du roi.

La pièce suivante est la salle des audiences, à laquelle le visiteur accède après avoir traversé le cabinet jaune, une pièce au caractère intime, toute de couleurs argenté, jaune et bleu-gris avec vue sur le parterre ouest des jardins, fut conçue par le décorateur de théatre minichois Christian Jank en 1870. Elle devait remplir à l'origine les fonctions de salle du trône.

La chambre du roi est la plus grande pièce du château, sur le modèle de la "riche chambre" de la résidence royale à Munich. La chambre à coucher se situe dans l'axe central du château et donne sur les cascades au Nord.

la chambre du roi

 A l'origine elle est éclairée par un candélabre en cristal surmonté de 108 bougies électriques et il pèse près d'une demi-tonne, Cette pièce est tapissée de bleu royal. Les broderies du baldaquin en soie sont inachevées ; seuls les blasons bavarois ont été brodés.

En continuant la visite, nous arrivons dans le cabinet rose, qui est contigu à la chambre à coucher. Le cabinet rose remplissait à l'origine les fonctions de cabinet de toilette du roi. Les quatre cabinets en forme de fer-à-cheval effilé que compte l'aile d'habitation enchassent les pièces principales et forment avec elles de par leur tendres couleurs pastelles, un contraste charmant. Les pastels d'Albert Gräfle, dans d'élégants cadres rococo, représent des personnalités de la cour de France du 18ème siècle, ainsi du portrait de la comtesse Dubarry, la maitresse du roi Louis XV.

le cabinet rose


Nous continuons la visite et nous entrons dans la salle à manger. Cette pièce est d'un rouge brillant qui se déploie en un gracieux oval. Au centre de la pièce se dresse une petite table escamotable, dite "petite-table-couvre-toi" ornée d'une décoration formée de fleurs en porcelaine de Meissen. En effet, un ingénieux système de poulies permettait de faire descendre la table à l'étage au-dessous de manière à ce que les serviteurs servent le repas du roi sans avoir à monter dans la salle à manger.
Le service pouvait se faire depuis le rez de chaussée, offrant ainsi au roi la possibilité de manger sans voir les serviteurs. Il prenait ses repas seul, face à un miroir.
Quand les portes sont ouvertes, le regard est attiré par les portrait suspendus dans les cabinets rose et bleu.

la salle à manger


Après avoir passé le cabinet bleu, le visiteur entre dans la chambre des Gobelins-Est qui est ornée de figures et de scènes tirées de la mythologie grecque. Le groupe des trois grâces de Theobald Bechler orne la tablette de cheminée en marbre. Au plafond, une fresque représente "Apollon et Aurore" dans le ciel des dieux éclipse de ses rayons les peintures murales et les larges stucs dorés qu'elle surplombe.

cabinet des gobelins-est

et nous entrons dans la dernière pièce de ce château dans la salles des glaces.
Somptueuse salle qui fut conçue par Jean de la Paix en 1874. Située dans l'aile sud d'habitation, elle forme un pendant majestueux à la plus grande pièce du chateau, la chambre à coucher du roi.
Le motif du cabinet des miroirs, très à la mode dans les châteaux allemands du 18ème siècle, atteint à Linderhof des proportions démesurées.
Les panneaux de glaces, enchassés dans des boiseries blanc et or, provoquent l'illusion optique d'une enfilade de pièces.
Face aux fenêtres, un canapé installé dans une niche également recouverte de miroirs permettait au roi de se livrer à la contemplation enchanteresse et ludique de l'illusion d'optique.

salle des miroirs


Je n'ai pas eu la possibilité de prendre des photos de l'intérieur du château. Elles proviennent toutes du livret "guide des chateaux" et sont l'oeuvre de Bildagentur Huber et Garmisch-Part.



Nous redescendons l'escalier pour nous retrouver dans les jardins.
Ils s'inscrivent dans un site naturel d'un paysage de montagne escarpé d'une superficie de 80 hectares dans un cadre forestier et montagnard d'une très grand beauté.
Derrière le chateau, réhaussée par un pavillon qui forme un pendant au temple de Vénus au sud du parc, une cascade (6) se jette sur 30 marches de marbre dans un bassin orné d'un groupe de Neptune d'où fusent des jets d'eau.

la cascade

Nous empruntons un chemin goudronné qui grimpe sous une haie de charmilles pour arriver à la grotte de Vénus.
Mais attention, si vous n'avez pas de billet pour la visiter, il vous faut retourner aux guichets pour en acheter un. Ce n'est indiqué nul part qu'il vous faut vous acquitter d'un droit d'entrer pour y accéder et refaire le chemin une deuxième fois, je ne l'aurai jamais visité si il m'avait fallu le faire. Heureusement, le billet de visite du chateau suffit.

Cette grotte (2) est l'une des grottes de stalactites et de stalagmites créees par l'architecte paysagiste August Dirigl pour le roi Louis II. Au premier plan, une barque en or en forme de conque, conçue par Franz Seitz, est accostée. Nous entrons dans un monde magique de son et lumière.
La musique de Wagner nous envahie pendant que les éclairages sous marins, vagues artificielles, effets changeant de lumières grace à des plaques de verre coloré et pivotantes, entrainées par les premières dynamos.

l'intérieur de la grotte


Une fois sorti de la grotte, nous nous retrouvons dans un paysage grandiose... Haut perché... avec une superbe vue sur le chateau et son jardin à la française.



En continuant notre chemin sur plusieurs centaines de mètres, nous découvrons le kiosque Mauresque (3) qui nous ébloui par son dome en or..

l'extérieur

La magnificence de l'intérieur exotique se déploie dans la lumière des fenêtres de verre coloré et des lampes multicolores.

l'intérieur


Ma fille et son chéri sur un banc en nous attendant.

Voici la vue du kiosque Mauresque. Les montagnes nous entourent. La forêt au bas, c'est celle que nous traverserons mais ça, je ne le sais pas encore à ce moment...

Nous reprenons notre chemin vers la Cabane de Hunding, cachée tout au fond et tout en bas dans la forêt...
J'ai du mal à descendre pour l'instant un chemin goudronné mais cela ne dure pas longtemps, bientôt, nous nous retrouvons dans des chemins de forêt... Difficile de marcher sans de bonnes chaussures... Mais je ne râle pas encore de trop à ce moment...  car je suis bien. Il fait très beau et le soleil nous chauffe.

Après plusieurs dizaines de minutes de marche, nous apercevons dans le fond de la forêt le pavillon de chasse qui fut construit en 1876 dans la vallée de l'Ammer. Après un incendie en 1884, il fut aussitôt reconstruit mais il brula de nouveau en 1945. Il fut reconstruit de toutes pièces en 1989/90 dans le parc du château de Linderhof. L'aménagement intérieur reproduit un décor de théatre tiré de l'opéra "Walkyrie" de Richard Wagner. Le frêne mythologique du monde se dresse au milieu de la pièce. Nothung, l'épée des Welsungen (tribu germanique) est planté en son sein.

l'intérieur

Je n'ai pas d'autres photos à vous présenter car il n'était pas aisé d'en faire à travers une vitre qui refletait tout.

C'est à partir de là, que mes soucis sont vraiment apparus. J'ai vraiment eu des difficultés pour remonter la cote. Sandrine et Philippe ne m'ont pas abandonnée, ils ont été formidable. Alors que je n'en pouvais plus, ils m'encourageaient. J'ai écouté leurs conseils et leurs encouragements. Je ralais, je tempêtais mais j'avançais. Il faisait chaud, j'avais soif... Un calvaire. Mais la récompense a été à la grandeur de ma souffrance.
En arrivant en haut de ce chemin rempli de cailloux et de branchages une vue formidable sur le chateau.

Que l'on est haut. Il m'a fallu beaucoup d'encouragements pour y parvenir et je suis fière de vous montrer mes photos...

Sandrine et Tommy arrivent même après nous deux... Ils se sont arrêtés pour se faire des bisous...

Cela tombe bien que nous soyons arrivés, la fontaine se met en route. Elle fonctionne pendant 5 minutes toutes les demi-heures. Nous sommes contents d'être là.

Nous allons redescendre directement par le jardin à la française, d'escalier en escalier,  en passant par la fontaine... Vous voyez ? cette dernière est presque à l'arrêt...

Un dernier regard derrière moi, pour regarder le temple rond de forme classique qui abrite une sculpture en marbre représentant  Vénus réalisé par J.M. Hautmann.

le temple de Vénus

Nous redescendons les escaliers, pallier après pallier et nous revoici devant le chateau. Nous reprenons la route vers la sortie.

Il nous faut prendre le chemin le plus long encore une fois... Tout cela pour nous obliger, nous, touristes, à passer devant les boutiques de souvenirs... Nous nous y arrêtons, bien sur, pour y regarder les souvenirs et prendre quelques cartes postales ainsi qu'un petit livret pour apprendre et se souvenir de tout ce que nous avons vu sur ce chateau pas très grand par le nombre de ses pièces mais grand par la superficie  de son parc...

Quelques photos de nous :

De gauche à droite : Tommy, Philippe et Sandrine devant le chateau de Linderhof


Sandrine et moi devant le chateau



Philippe et moi devant le chateau



J'étais en train de prendre des photos mais j'ai été prise à mon tour...



la suite du voyage...